7 d’un coup ! ou le vaillant petit tailleur
une création jeune public – mars 2010
mise en scène : Sylviane Simonet
diffusion : Compagnie Zébulon, Marseille
Ne lui amenez pas vos retouches à faire, ne lui faites aucune commande, mieux encore : ne franchissez jamais le seuil de sa boutique, il est gentil, mais c’est un fou !
Du travail l’attend, mais voilà, un matin, ce dompteur de fil et d’aiguille estourbi sept mouches d’un coup sur sa tartine de confiture et ce n’est pas rien !
Fier de l’exploit, il part s’en vanter par le vaste monde … de sa boutique qui prend vie et bascule dans une épopée surprenante et invraisemblable où l’héro, son alter égo, sera pris pour un « monsieur muscle » qui aurait abattu 7 hommes d’un coup.
Aussi fanfaron que malin, le petit tailleur, vaillant et rusé, triomphe d’une incroyable série de défis, et un roi, au lieu de pouvoir se débarrasser de lui, lui doit la moitié de son royaume et sa fille en dot.
Se forment tour à tour montagnes, forets et champs de bataille, habités par des géants et autres licornes, avant que les images ne s’envolent au-delà d’une chambre nuptiale royale.
Eurent-ils beaucoup d’enfants ?
Après le mariage forcé, le cœur de la princesse peut-il s’ouvrir ?
La réussite, va-t-elle le piéger ?
Quelle est la place de chacun ?
C’est le premier voyage initiatique d’un parcours qui s’annonce plus grand.
Un récit rythmé par des ruptures de tons, de personnages, d’objets et d’actions, où un mélange d’audace, de naïveté dangereuse, d’humour joyeux et de ruse se trouve face à la force physique.
« Tant que l’aventure continue, la vie peut être belle et riche! »
Un inventeur tailleur fou se déplie en une palette de personnages, mais aussi un chanteur, un manipulateur, un marionnettiste, un conteur et un humain, acteur de cet univers drôle et décalé.
Le théâtre d’objet est une forme de représentation théâtrale qui offre une grande liberté à la création et communique directement avec l‘imaginaire.
La pièce s’appuie sur cette magie du détournement d’objet, spontanée chez l’enfant, et construit ainsi des univers et les peuple : c’est un langage qui parle immédiatement.
« Ce conte, inscrit dans la mémoire allemande, est atypique et déjà décalé de la sempiternelle polarité du bon et méchant.
Tout en restant fidèle à cette écriture, où les situations se renouvellent sans cesse et surprennent jusqu’à la fin, nous avons exploré ce que les objets nous soufflaient.
Nous nous sommes amusés d’y mixer des bribes de mon allemand en rappel à l’original, pour assurer le mystère et l’étrangeté et bien sûr comme vecteur de décalage. »










